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Un régime d’avantages sociaux pour la génération Y

Auteur : Jonathan Ledoux;

La génération Y (ceux qui sont nés entre 1982 et 1999, selon plusieurs auteurs) constituent le segment en plus forte croissance parmi la population sur le marché du travail. Il s’agit d’une cohorte de gens travaillants, intelligents et avides d’obtenir du succès – bref, ils ont beaucoup à apporter. Mais la raison pour laquelle il importe de considérer la génération Y dans la stratégie d’avantages sociaux de vos clients est qu’elle aura une influence grandissante sur le marché de l’emploi dans les prochaines années, ne serait-ce qu’au regard de leur poids démographique.

Même si les Y ne comptent que pour un quart de la main-d’œuvre présentement, ils compteront pour 40 % d’ici 20201. Comme on le sait, avec la retraite des baby-boomers qui affectera le marché du travail, les employeurs devront se démener au cours de la prochaine décennie pour attirer les talents.

Les avantages sociaux collectifs sont un outil déterminant pour séduire et garder les employés talentueux, donc les employeurs qui font fi des besoins de la génération Y s’en trouveront inévitablement pénalisés. C’est pourquoi la Financière Sun Life, en partenariat avec Ipsos Reid, a mené une recherche approfondie pour mieux comprendre les employés de cette cohorte et savoir ce qu’ils recherchaient dans un régime collectif. Les résultats indiquent que les Y ont des préférences et des besoins importants auxquels les régimes traditionnels ne répondent pas.



La recherche a mis en lumière quatre domaines clés où il y a un besoin de changement :

1. Plus de souplesse et de contrôle

Les Y s’attendent à ce que les avantages sociaux reflètent leur diversité tout en reconnaissant leur individualité. L’approche unique, universelle, les frustre.

 

Près des trois quarts (70 %) des participants ont affirmé qu’ils préfèreraient un régime d’avantages sociaux souple à un régime traditionnel. De cette façon, ils pourraient choisir les avantages sociaux qui répondent à leurs propres besoins2.

Les employeurs devraient peut-être envisager des solutions complémentaires, comme les comptes d’épargne-santé et les comptes d’épargne personnelle, qui allouent des fonds aux employés afin qu’ils puissent faire à leur discrétion leurs dépenses en soins de santé.



2. Une plus grande commodité quant aux réclamations

Faire une réclamation à la main – c’est-à-dire remplir un formulaire et le mettre à la poste – est vu comme un « désagrément absurde ». Pour les Y, les réclamations en ligne qui procurent des résultats instantanés sont la norme de base. Sans surprise, ils sont friands des applications mobiles qui leur permettent de soumettre leurs réclamations et de gérer leurs avantages sociaux sur leur téléphone intelligent ou tablette électronique.



3. Des communications dans un langage clair et simple

La génération Y veut se faire parler de son régime en termes simples, concis et clairs, exempts de tout jargon. Elle veut aussi recevoir les communications de la façon dont elle le souhaite – c’est-à-dire par texto, courriel, sur les réseaux sociaux et par vidéo.



4. Plus d’options mieux-être, santé et mode de vie

Selon l’indice de mieux-être des Canadiens Sun Life (un sondage national sur les attitudes, les perceptions et les comportements des Canadiens quant à leur santé), ce sont les Y qui signalent les plus hauts taux de stress.

En fait, 90 % des Canadiens âgés entre 18 et 24 ans affirment vivre des niveaux de stress excessifs ou insupportables et 80 % des 24-55 ans ont dit de même. En comparaison, c’est le cas de 51 % des 65 ans et plus3.

 

Bien que les employés de la génération Y comprennent la valeur des avantages sociaux de base, comme les soins médicaux, dentaires, ophtalmologiques et les médicaments sur ordonnance, la recherche a démontré qu’ils ont plus d’affinités avec les employeurs qui offrent des programmes visant à promouvoir un mode de vie sain. Cela inclut des avantages sociaux allant dans ce sens, comme une aide financière pour un abonnement à un centre sportif, des appareils de mise en forme sur les lieux de travail, des programmes d’alimentation saine et des remboursements pour les formations de croissance personnelle.



En conclusion

Ne pas tenir compte des besoins plus progressifs de la génération Y pourrait mener, avec le temps, à un écart significatif quant à la valeur perçue des régimes d’avantages sociaux. Cela pourrait par la suite désavantager les entreprises sur le plan concurrentiel. Les conseillers qui proposeront des solutions dès maintenant pour répondre aux besoins des Y fourniront une valeur ajoutée à leurs clients, qui seront ainsi en mesure d’attirer et de garder les employés de cette génération, et tirer parti de leur grand potentiel.

1 Selon le sondage 2011 sur la main-d’œuvre mené par Statistique Canada et le rapport de recherche « Les nouvelles tendances et leurs effets sur la Commission de la fonction publique et la Loi sur l’emploi dans la fonction publique », 2009.

2 Sondage de la Financière Sun Life sur les Canadiens dotés d’un régime collectif d’avantages sociaux

3 Indice de mieux-être des Canadiens Sun Life 2012

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